La slow rando est une approche différente de la randonnée en montagne. Ces séjours invitent à ralentir, à vivre une immersion en nature et à partager une expérience humaine fondée sur l’écoute, la coopération et la co-construction.
Les séjours Slow Rando, initiés par Matthieu Chambaud (voir sa fiche encadrant), sont pensés comme des bulles de respiration en montagne. La plupart se vivent en bivouac parfois en gîte en étoile et surtout sans programme figé.
Chaque journée se crée ensemble, au rythme du groupe et de l'inspiration du moment.
Si Matthieu a posé les bases de cette approche, il est aujourd’hui rejoint par d’autres encadrant-es formés à ses côtés, tout aussi inspirant-es et porté-es par le même esprit d’écoute, de coopération et de respect du vivant.
L’intention reste simple : marcher en montagne, prendre le temps de contempler et se reconnecter profondément à soi, aux autres et à la nature.

Aventure itinérante en tente, en petit groupe de 6, au cœur des Hauts Plateaux du Vercors. Exploration sauvage, partage, connexion à la nature et itinérance consciente.
Aventure itinérante en tente, en petit groupe de 6, au cœur des Hauts Plateaux du Vercors. Sans itinéraire figé, explorez ce territoire sauvage aux reliefs doux et panoramas alpins. Une itinérance consciente, rythmée par la nature et les échanges.

Itinérance en tente au cœur du Beaufortain. Entre alpages et sommets acérés, explorez ce massif sous le regard du Mont Blanc, dans un rythme doux, propice aux pauses et au partage.
Voyage itinérant en tente dans le Beaufortain. Entre alpages et sommets acérés, explorez ce massif sous le regard du Mont Blanc. Une itinérance douce, rythmée par la nature, les pauses et le partage, pour une connexion profonde à l’environnement.

Apprenez à organiser vos randonnées itinérantes : orientation, bivouac, sécurité, logistique. 5 jours dans le Vercors, dont 4 sur le terrain, pour une immersion complète.
Apprenez à organiser vos randonnées itinérantes : orientation, bivouac, sécurité et logistique. 5 jours dans le Vercors, dont 4 sur le terrain, pour gagner en autonomie en harmonie avec la nature.

Apprenez à bivouaquer en autonomie en montagne : 3 jours dans le Beaufortain pour maîtriser eau, nourriture, sac, météo et impact minimal sur la nature.
Formation bivouac de 3 jours dans le Beaufortain pour apprendre à gérer son sac, choisir un bon spot, filtrer l’eau, bien s’alimenter, s’orienter, affronter la météo et limiter son impact sur la nature. Devenez autonome en montagne !

Un séjour pour ralentir au cœur du Vercors : randonnées, éveil sensoriel et partages pour se poser, respirer, se ressourcer et retrouver l’équilibre.
Un séjour pour ralentir et se ressourcer au cœur du Vercors. Entre randonnées douces, éveil sensoriel et partages, prenez le temps de respirer, de marcher en conscience et de cultiver sérénité et équilibre.

Un séjour hors réseau au cœur du Beaufortain pour ralentir, randonner, éveiller ses sens et se reconnecter à la nature, dans un équilibre entre mouvement et repos.
Un séjour hors réseau au cœur du Beaufortain pour ralentir, se ressourcer et s’émerveiller. Entre randonnées, éveil sensoriel et partages, prenez le temps de respirer, de marcher en conscience et de retrouver l’équilibre entre mouvement et sérénité.

Séjour unique dans le Vercors, alliant randonnées et Communication Non Violente. Une aventure pour se relier à soi, aux autres et à la nature, avec bienveillance et partage.
Séjour unique alliant randonnées et Communication Non Violente dans le Vercors. Depuis la Base Nature Vercors, explorez le massif et votre monde intérieur grâce à la CNV. Un voyage de connexion à soi, aux autres et à la montagne.
Dans les séjours slow rando, il n’y a pas d’itinéraire de randonnée entièrement figé à l’avance. Chaque journée se construit progressivement avec le groupe, en fonction des conditions de montagne, de l’énergie collective et des envies du moment.
Cette manière de voyager favorise l’écoute, l’entraide et la coopération. Les participants deviennent pleinement acteurs du séjour et contribuent ensemble aux choix du parcours, au rythme des journées ou à l’organisation du bivouac.
Cette approche s’inspire des pratiques d’intelligence collective et permet de créer une dynamique de groupe basée sur la confiance, la bienveillance et la participation de chacun.
La randonnée devient alors un espace de partage où l’on prend le temps de marcher, d’observer la nature et de construire ensemble l’expérience du séjour.
La plupart des séjours slow rando se vivent en bivouac en montagne afin de favoriser une immersion plus profonde.
Dormir en pleine nature, préparer le campement ensemble et partager les moments simples de la vie en montagne font partie des expériences marquantes de ces séjours.
Les itinéraires traversent souvent des espaces préservés où la nature occupe toute la place : alpages, plateaux sauvages, forêts ou lacs d’altitude.
Pour celles et ceux qui souhaitent découvrir ou approfondir la pratique du bivouac, Contact Nature propose également des formation dédiées au bivouac et à l'autonomie en montagne :
Formation bivouac en montagne
Formation autonomie en montagne et bivouac
Ces stages permettent d’apprendre à préparer son matériel, choisir un emplacement et organiser la vie en bivouac tout en respectant les milieux naturels.
Pour approfondir la pratique du bivouac, vous pouvez également lire l’article Guide du bivouac en montagne
Les séjours slow rando accordent une place importante à la qualité des relations humaines.
Partir plusieurs jours en randonnée en montagne crée naturellement un espace propice aux échanges et à la coopération.
Ces expériences s’inspirent des pratiques d’intelligence collective et de communication bienveillante.
Dans l'un des séjours, une formatrice en communication non violente (CNV) est présente pour initier de manière plus concrète aux bienfaits de cette pratique.
Cette approche encourage la participation de chacun, l’écoute mutuelle et la création d’un groupe fondé sur la confiance et le respect.
Passer plusieurs jours en montagne permet de se déconnecter du rythme du quotidien et de retrouver une relation plus simple avec la nature.
La marche en pleine nature peut contribuer à réduire le stress, à retrouver de l’énergie et à favoriser une forme de clarté intérieure.
De nombreuses personnes viennent participer à ces séjours pour ralentir, prendre du recul et vivre une expérience plus consciente de la marche.
Pour approfondir ces sujets, vous pouvez découvrir plusieurs articles du blog :
L’immersion en nature : remède contre la fatigue moderne
Réflexes pour réussir son bivouac en montagne en harmonie
La slow rando est une approche de la randonnée qui privilégie l’immersion dans la nature, la qualité de l’expérience humaine et la co-construction du séjour plutôt que la performance sportive.
Contrairement aux treks ou randonnées itinérantes, l’objectif n’est pas d’aller loin ou vite, mais de prendre le temps de marcher, d’observer et de partager l’expérience avec le groupe.
Les journées se construisent ensemble, au rythme de la nature et des participants.
Le trek correspond généralement à une randonnée itinérante sur plusieurs jours avec des étapes successives et parfois du bivouac ou des nuits en refuge.
La slow rando propose une approche plus contemplative : on marche moins pour la distance et davantage pour l’expérience, l’observation et le partage.
Les séjours demandent une bonne condition physique et l’habitude de marcher plusieurs heures par jour. Les journées peuvent être physiques, mais l’organisation reste souple et adaptable au groupe.
Une grande place est réservée aux pauses.
Oui, beaucoup de participants viennent seuls. La dynamique de groupe et les moments de partage favorisent rapidement les rencontres et la création de liens.
Le fait de limiter les groupes à 6 participants permet une cohésion forte.
Planter sa tente sous les étoiles, s’endormir porté par le souffle du vent, savourer un lever de soleil seul au monde : le bivouac en montagne fait rêver, c’est indéniable. Mais derrière cette image d’Épinal et avant de crier victoire dans la beauté du massif du Vercors ou du Beaufortain… il y a une réalité, des gestes-clés, des réflexes du montagnard forgés par l’expérience, le respect du vivant et la connaissance des lieux. Quels sont ces réflexes qui font toute la différence entre une nuit magique et une aventure qui tourne court ? Prêt.e à les découvrir et à les intégrer dans ta prochaine escapade ? Viens, on t’emmène sur les sentiers de l’authenticité, du partage et de la reconnexion à la nature.
Le bivouac, c’est l’essence même de l’autonomie et du voyage « slow ». Mais ces dernières années, la popularité grandissante des espaces naturels, notamment depuis la crise sanitaire de 2020, a changé la donne. Plus de monde, plus de pression sur la biodiversité : +3,3% de pollution sauvage recensée par Mountain Riders en 2024, et une législation qui s’affine. Alors oui, bivouac rime avec liberté – mais surtout avec conscience. Les réflexes du montagnard, c’est surtout ça : savoir s’intégrer en douceur, sans bruit, sans traces.
Petit rappel, histoire de parler la même langue : le bivouac, c’est une nuit unique, du coucher au lever du soleil, avec campement minimaliste. Le camping sauvage, lui, s’étale sur plusieurs nuits et installe durablement le camp – avec un impact naturel bien plus lourd. En France, la réglementation fait peu la distinction, mais sur le terrain, l’esprit paysan (et montagnard) la comprend vite : on passe, on émerveille, on ne s’installe pas.

En montagne, l’erreur se paie parfois cher. Tous ceux qui ont déjà tenté le bivouac sans anticiper l’absence d’eau, la montée du vent ou la présence discrète d’un troupeau, s’en souviennent ! Voici le kit mental du montagnard averti, fruit d’années d’expérience – et de quelques galères éducatives.
Réflexe fondamental. Avant même de préparer ton sac, vérifie la météo. Une nuit orageuse ou un coup de vent sur un col et c’est le piège – un bivouac sécurisé, c’est un bivouac anticipé. Renseigne-toi sur les points d’eau (ne compte pas sur toutes les sources, surtout en fin d’été), et équipe-toi pour purifier l’eau : filtre, pastilles suivant le lieux où tu te rends. Là-dessus, la formation gratuite "préparation au bivouac" de Contact Nature rassemble conseils et astuces éprouvées.
Tu n'as qu'à cliquer pour t'inscrire et tout recevoir par mail.
Sac à dos (45L minimum), tente compacte, duvet adapté, matelas isolant, réchaud (pas de feu svp) : le poids, c’est ton ennemi. L’expérience te le dira – ou l’apprendra à ta nuque. Pas la peine de partir chargé·e comme en expé himalayenne : plus c’est léger, plus ton pas est libre, plus ton esprit voyage. Regarde sur nos pages de séjours trek en bivouac, on propose une liste de matériel.

Dans les massifs stars de l’itinérance (Vercors, Belledonne, Oisans…), la fréquentation explose depuis 2020. Les réserves naturelles et parcs nationaux multiplient les ajustements : horaires précis, aires matérialisées (ex. Belledonne : 20 places à Aiguebelle), restrictions temporaires (Chartreuse, juillet-août), tolérance autour des refuges, et vigilance accrue sur l’impact. Pour chaque destination, la règle d’or : consulter le blog Contact Nature, les sites officiels et… écouter les gardiens des lieux.
Pour une expérience locale et sur-mesure, tu peux rejoindre nos séjours guidés et formations autonomie : toute l’organisation, l’accompagnement expert, le partage d'astuces de terrain sont inclus, et tu repars grandi (et plus autonome !). On te détaille toutes les expériences réelles dans la section Nos séjours en montagne.
Bien sûr, on peut rationaliser la randonnée, empiler les conseils, contrôler les imprévus. Mais le cœur du bivouac, c’est tout autre chose. C’est le sourire d’un matin frais, les discussions autour d’une tisane, la magie, inattendue, de l’apparition d’un chamois ou du chant des marmottes au loin. Les mots des participants lors de nos séjours Contact Nature résonnent tous pareils : "Je reviens le cœur tout chaud", "une parenthèse enchantée", "une vraie reconnexion à moi-même et à la nature".
C’est cette part d’indicible que l’on cherche en montagne. La liberté, oui – mais qui invite à la gratitude, au respect, à la lenteur. Prendre le temps de s’écouter, de partager, d’échanger sur les envies, les ressentis du moment. Voilà le vrai réflexe du montagnard : être là, présent, curieux, humble face aux éléments.
Arriver léger, repartir encore plus léger (en emportant même les déchets oubliés par d’autres), se fondre dans le décor, savourer chaque instant : voilà la recette d’un bivouac réussi. Les réflexes du montagnard, ce n’est pas un arsenal réservé à quelques initiés ; c’est la somme d’attentions, de préparation, d’humilité et d’ouverture à l’expérience sensible.
Alors, prêt·e à transformer ta prochaine nuit sous la tente en montagne en une aventure authentique ?
Tu veux des conseils personnalisés, tu veux vivre ce moment accompagné·e, avec un petit groupe de personne (6 max) passionés de nature comme toi ? Viens faire un tour sur Contact Nature, regarde nos propositions de séjours en bivouac ou contacte-nous pour préparer, ensemble, ton moment de déconnexion et de partage.
La montagne, oui – mais toujours avec le cœur. À bientôt
Vous avez déjà ressenti ce besoin urgent de décrocher, de poser votre sac mental et de respirer à pleins poumons ? L’itinérance en montagne, ce n’est pas seulement marcher plusieurs jours d’affilée sur des sentiers sauvages c’est une véritable aventure intérieure. Chez Contact-Nature, on vous embarque au cœur de la marche thérapeutique, pour dévoiler comment l’itinérance en montagne peut transformer votre vitalité, votre humeur, et offrir des opportunités de nouveaux états d'esprits.
Partir marcher en montagne, c’est bien plus que chercher de beaux panoramas pour Instagram. C’est choisir un temps pour soi, une parenthèse où chaque pas vous ancre dans l’instant et pourtant, vous avancez, physiquement et mentalement. L’itinérance en montagne, comme nous la vivons lors de nos séjours ici ou là, glisse une petite révolution douce dans le quotidien.
À une époque où l’on court souvent… sans savoir vraiment pourquoi, se donner rendez-vous avec la lenteur, la nature brute et le partage, c’est retrouver ce qui compte. En équipe ou en solitaire, la marche en montagne ramène au corps, à l’essentiel. Entre la mélodie d'une rivière, la lumière qui danse sur les rochers et la chaleur d’un bivouac partagé on se redécouvre vivant. Et cette expérience, la science l’encourage !
Ce n’est pas un doux rêveur qui le dit : la randonnée en nature, et plus encore l’itinérance sur plusieurs jours, agit comme une réelle thérapie. Les études scientifiques abondent : baisse du stress perçu, réduction des symptômes dépressifs, vitalité et estime de soi boostées après quelques jours (ou même quelques minutes !).
La vitalité, ce n’est pas qu’une affaire de mental. Marcher plusieurs jours en altitude, respirer l’air pur, porter son sac et suivre le relief : tout cela met le corps en fête. Les chiffres sont sans appel :
Il y a randonnée et randonnée. L’itinérance en montagne possède une magie particulière une dimension d’engagement, d’immersion, où le chemin (et non seulement le sommet) compte autant que la destination. Ok, c’est physique (on ne va pas se mentir : le portage, le bivouac, parfois l’eau rare, tout cela galvanise). Mais c’est aussi une école de l’attention, du liens à soi… et aux autres.
En quittant les sentiers balisés du quotidien, on s’ouvre à d’autres rythmes, d’autres paysages et à une autre écoute, intérieure. L’itinérance, c’est :

Ce n’est pas un simple effet waouh qui s’estompe : la recherche montre que les bénéfices perdurent. L’estime de soi fait un bond (parfois inattendu), le sentiment de vitalité reste. Et ce qui se vit en montagne cette confiance retrouvée, cette joie partagée, ce recul face à la sur-sollicitation quotidienne tout cela s’invite dans la vie, une fois de retour.
Un adolescent ? Un adulte usé par le travail ? Marcher 4 jours d’affilée en montagne : on en revient différent.
On entend parfois : « Ce n’est pas pour moi, je ne suis pas un·e athlète… ». Faux ! Chez Contact-Nature, l’itinérance se décline à tous les rythmes, pour tous les profils. L’important n’est pas la performance, mais la rencontre (avec la nature, avec soi, avec les autres).
Oui, on (ré)apprend à marcher, à gérer ses ressources, à respecter la nature, à savourer les petits riens. Mais on s’ouvre aussi à :
Chez Contact-Nature, chaque séjour est encadré par des accompagnateurs passionnés guides diplômés, kinésithérapeutes, enseignants de yoga, ou passionnés d’éco-psychologie. Bref, de véritables boussoles humaines qui adaptent l’itinéraire, rassurent, transmettent leurs astuces et vous aident à « lâcher le superflu ».
Venez jeter un œil à leur parcours ici : Alexis ou Matthieu on parie que leurs récits vous donneront des fourmis dans les jambes.
Vous vous sentez lassé·e par le rythme effréné, l’impression de n’être jamais vraiment là, même le soir à la maison ? Vous n’êtes pas le·la seul·e. Des études récentes montrent : la marche en pleine nature, surtout en montagne, aide à retrouver la clarté mentale, réduit la fatigue émotionnelle, recharge le cerveau. Il suffirait de 30 minutes pour retrouver de la concentration alors imaginez après un week-end entier d’itinérance…
Et puis, dormir sous les étoiles, c’est bien plus qu’un cliché d’aventurier : c’est s’offrir un autre rythme, revenir à une simplicité qui fait du bien. Certains scientifiques parlent même « d’état de fascination douce » un état de conscience qui régénère notre système cognitif.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 63 % des Français considèrent la montagne comme la destination bien-être par excellence, et la randonnée supplante désormais le ski dans bien des stations. Pourquoi ? Retrouver l’essentiel, l’équilibre, la convivialité. Se poser, se recharger, respirer… et repartir transformé·e.
Tous les témoignages le confirment : « Je n’ai jamais autant lâché prise qu’autour d’un bivouac sur les hauts plateaux ». « J’en ressors avec les batteries pleines et l’envie de croquer la vie ! »
Oubliez les excuses. Que vous soyez randonneur occasionnel ou baroudeur aguerri, il existe un séjour pensé pour vous. Chez Contact-Nature, on prend soin à la fois de votre sécurité, du respect des rythmes, et de l’ambiance. Tout est fourni, des repas au matériel de bivouac, il ne vous reste qu’à oser franchir le pas. Découvrez tous nos séjours ici, ou laissez-vous inspirer par un récit sur notre blog.
Un doute, une question ? Notre équipe adore les discussions : contactez-nous via le formulaire en bas de page : contact-nature.fr/contact.
Marcher en montagne, c’est bien plus qu’avancer. C’est se donner un rendez-vous avec soi-même, tisser de nouveaux liens, retrouver l’énergie, la confiance, la clarté. L’itinérance thérapeutique, c’est l’invitation à vivre pleinement l’instant, retrouver la simplicité, partager l’effort et la beauté. Prêt·e pour l’aventure ? Nous, on garde la place au bivouac à bientôt sur les sentiers !
Vous arrive-t-il le soir après une journée de boulot, de ne plus arriver à vous concentrer?
N’importe quelle tache intellectuelle vous coûte une énergie monstrueuse. Par exemple: j’adore lire, j’ai toujours des bouquins entamés sur ma table de chevet, mais certains soirs, rien à faire! Je ne peux pas enchainer 3 phrases.
Comme je suis très curieux et que j’ai toujours envie d’avancer; je me pose, je prends mon bouquin, je l’ouvre, je commence à lire, mais je suis obligé de repasser 3 fois sur la même phrase pour comprendre ce qui est écrit…Ma tête bourdonne et mon cerveau ne créé aucun lien entre les différents mots qu’il lit.
J’ai remarqué que ça dépend les périodes, par exemple lorsque je suis en vacances, là je n’ai plus aucun problème.
Mon cerveau est ultra vigilant, et efficient. J’en profite pour rattraper tous mes bouquins en retard, notamment les plus conceptuels qui demandent plus d’attention et que j’ai du mal à lire dans mon quotidien (genre les bouquins de Psychanalyse de Jung).
Alors que se passe-t-il dans la journée de boulot pour que ma concentration soit si anéantie le soir?
C'est l'accumulations des contraintes psychologiques et émotionnelles de la journée qui me mettent dans cet état le soir. D’autres symptômes peuvent venir avec:
Finalement, les problèmes de concentration ne sont que les premiers signes. Mais en continuant sur ce chemin nous pouvons tomber dans un gouffre. Dépression et Burn Out.
Bien souvent, nous sentons lorsque nous sommes sur la pente descendante, mais nous ne voyons pas comment nous dégager de cette impasse. Tout va très vite et nous n’arrivons plus à réfléchir. C’est une situation difficile.
Les risques ne sont pas les mêmes suivant les métiers. Je le sais car j’ai plusieurs métiers et je ne perçois pas du tout la même fatigue suivant ce que j’ai pratiqué dans la journée.
D’ailleurs au cabinet lorsque je reçois mes patients, je me rends bien compte que certains métiers sont particulièrement exposés. Je pense aux soignants notamment. Qui sont de plus en plus sollicités: à l’hôpital, dans les ehpads, leurs conditions de travail deviennent nocives pour leur santé mentale.
Cet article fait une synthèse de quelques données scientifiques qui expliquent le mécanisme mis en jeu dans la fatigue mentale, et propose une solution facile pour sortir contrebalancer cette perte d’énergie.
Si vous vous reconnaissez dans ces descriptions, vous pouvez faire un test sur le site d’Amélie (échelle de picot) pour mesurer votre fatigue mentale. (https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/asthenie-fatigue/bons-reflexes-cas-faut-consulter)

La notion d’attention est définie comme un ensemble de processus permettant de contrôler et réguler nos activités cognitives. L’attention permet de prendre du recul, synthétiser l’information, faire un plan ou réfléchir. Les psychologues déterminent différentes formes d’attentions.
Votre capacité à vous concentrer sur un objectif (comme lire un livre par exemple) dépend d'une ressource qu’ils nomment « l’attention dirigée ». C’est une attention soutenue, volontaire, qui repose sur un effort cognitif de l’individu, et qui entraîne au bout d’un certain temps (après une journée de travail par exemple) un état de fatigue attentionnelle.
Le modèle de Kahneman (1) montre que nos ressources en attention dirigée sont limitées dans les contraintes de l'environnement, et qu’elles doivent être reconstruites régulièrement.
Par exemple, marcher en ville vous oblige à traiter tout un tas d’informations comme les bruits, l’observation des feux de la circulation, le calcul de la vitesse des personnes que vous aller doubler sur le trottoir…cela sollicite vos ressources en attention dirigée.
Si vous avez travaillé dans le stress et les émotions négatives toute la journée, le soir, votre attention dirigée a été tellement sollicitée, qu’elle est à plat.
Vous avez alors toutes les chances de ressentir de l’impatience, de l’irritabilité, de la distraction face à une tâche (comme ma lecture du soir par exemple)
Trouver un moyen pour la recharger est un enjeu majeur pour l’individu. Car, de manière prolongée dans le temps, cet état mène assez rapidement l’individu au stress chronique et tout ce qui a été décrit plus haut.
Comment peut-on se recharger efficacement?

Kaplan et Kaplan (2), chercheurs à l’université du Michigan ont développé dès les années 80 la notion « d’environnement restaurateur »: après avoir fréquenté des espaces naturels les participants témoignaient d’un sentiment de guérison et de prise de recul sur leur vie.
Ils leur font passer des tests qui mesurent la capacité à se concentrer sur des tâches cognitives importantes. Le groupe des participant qui avait réalisé une marche de 30 minutes dans la nature obtenait :
Que ceux qui faisaient une marche de 30 min en ville (groupe contrôle).
Nos chercheurs émettent alors la théorie de restauration de l’attention (ART: Attention Restoration Theory): lorsque vous êtes en contact avec des environnements naturels (parcs naturels, jardins, forêts…), votre attention dirigée est au repos et cela créé un mécanisme de restauration de la fatigue attentionnelle, ce qui vous permet de mieux vous concentrer et d’obtenir des meilleurs résultats aux tests cognitifs.
Ceci a été confirmé par de nombreux travaux plus récent. Notamment dans une étude de 2015 (3) qui mesure les ondes cérébrales des participants. Les sujets marchant dans la nature avaient une baisse des ondes caractéristiques de l’excitation et de la frustration mais une augmentation des ondes qui apporte le calme mental, la méditation et la réflexion sur soi.
Donc, passer du temps dans la nature vous permet de relâcher votre attention dirigée ce qui régénère vos stocks, enlève la fatigue mentale et vous permet d’être plus performant sur la prochaine tâche cognitive.
Si le soir après le boulot vous aimeriez avoir encore de l'énergie pour lire, faire une formation en ligne, être disponible pour vos enfants ou développer vos projets personnels; une marche en nature peut être intéressante pour vous ressourcer au préalable.
Mais comment cela fonctionne? Qu’est-ce qui dans la nature nous permet d’accéder à cet état?
En opposition à l’attention dirigée (volontaire et coûteuse), Kaplan décrit une autre forme d’attention: « l’attention flottante » ou fascination. Elle est involontaire, elle permet de maintenir notre attention mais sans aucun effort. C’est une attention contemplative qui permet la réflexion tout en favorisant la récupération de l’attention dirigée. Elle est mise en oeuvre lorsque l'on se focalisent sur certains stimuli.
L’observation de la nature permet cela.
La beauté des paysages nous fait rentrer dans un état particulier:
Se sentir connecté à un espace naturel. Être émerveillé et se sentir apaisé. Ce que les scientifiques nomment l’état de fascination douce(4), permet de décharger vos émotions négatives et reconstituer vos ressources cognitives.
Vous êtes alors en mesure de résoudre vos problèmes immédiats et réfléchir à des questions plus existentielles comme vos priorités et votre place dans l’univers (2). Ces questions sont essentielles à notre bien-être.
« Le sentiment de mystère est le plus beau qui nous soit donné d’éprouver. Il est la source de tout art, et de toute science véritable. Celui qui ne connaît pas cette émotion, qui ne peut plus émerveillé, est pratiquement mort. Ses yeux sont fermés. »
- Albert Einstein -

3 autres facteurs sont à prendre en compte dans la restauration de l’attention (ART) par la nature:
la personne doit sentir qu’il s’éloigne des aspects quotidiens de sa vie. Ça peut être à un niveau géographique (s’immerger dans une zone de nature encore inconnue), mais surtout au niveau psychologique: se sentir ailleurs, sortir de ses préoccupations mentales requérant l’attention dirigée. Concrètement, aller marcher dans un espace naturel peu fréquenté est un très bon moyen.
c’est la richesse du milieu, les stimuli fascinants qui sont à notre disposition. Que l’espace naturel soit suffisamment stimulant pour nous donner l’envie de l’explorer, de l’expérimenter.
l’environnement répond aux besoins de l’individu sans que cela ne lui demande d’effort d’attention. Il peut accomplir ses buts sans que l’environnement ne l’en empêche, une certaine facilité d’utilisation du milieu. Par exemple, certaines forêts peuvent être hostiles, nous pouvons nous y perdre facilement et les ronces nous empêchent d’avancer. Vous entendez une meute de loup au loin…
Il ne faut pas que votre environnement soit perçu comme un source de stress ou un danger, l’environnement est compatible avec vous et vos capacités.
Ces 4 facteurs (fascination douce, évasion, cohérence et compatibilité) sont interdépendants et s’influencent entre eux. Certains environnements peuvent répondre à certains facteurs sans pour autant être considérés comme reconstituant. C’est donc un équilibre et un art que d’utiliser la nature pour se recharger. Vous devez vous éloigner, aller l’explorer loin de ce que vous connaissez par coeur; mais tout en vous sentant à l'aise, détendu et en sécurité.
L’avantage c’est qu’en tant qu’être humain, nous portons des milliers d’années d’évolution au contact de l’environnement. Nous avons accès à ces ressources de manière intuitive.
L’autre avantage c’est que ce moyen, lorsqu’on le maîtrise, est facilement accessible pour tous. Nous avons tous des bouts de nature (ou des grands parcs) proche de chez nous. Il en va de notre ressort d’aller chercher cette restauration de l’attention qui nous protège de la fatigue mentale, de la dépression et du burn out.
Si vous souhaitez expérimenter ce genre de ressourcement, je propose des stages de connexion à la nature où l’on apprend à s’immerger dans l’environnement et l’on prend du recul sur nos priorités.

Merci d'avoir lu cet article jusqu'au bout, la concentration est une denrée rare de nos jours ;)
La rédaction de ces articles me prends beaucoup de temps. J'en ai d'autres à faire, il y a beaucoup d’autres choses à dire, la science a fait beaucoup d’avancées dans ce domaine ces dernières années.
Si vous avez aimé cet article et que vous souhaitez m’encourager à continuer merci de le partager autour de vous et sur les réseaux sociaux.
À bientôt,
Alexis.
Articles scientifiques cités:
(1)Kahneman, D. (1973). Attention and effort. Prentice-Hall.
(2) Kaplan, R., & Kaplan, S. (1989). The experience of nature : A psychological per- spective. University Press.
(3) Aspinall, P., Mavros, P., Coyne, R., & Roe, J. (2015). The urban brain : Analys- ing outdoor physical activity with mo- bile EEG. British Journal of Sports Medi- cine, 49(4), 272–276.
(4)Herzog, T. R., Black, A. M., Fountaine, K. A., & Knotts, D. J. (1997). Reflection and attentional recovery as distinctive bene- fits of restorative environments. Journal of Environmental Psychology, 17(2), 166–170
Pour tous, une invitation à la simplicité.
> Dénivelée
Jusqu’à 300 m par jour.
> Durée
Environ 3 h de marche par jour.
> Pour qui ?
Accessible aux personnes capables de marcher quelques heures sur terrain facile.
> Ce que vous vivez
Une parenthèse douce et ressourçante, parfaite pour découvrir la randonnée en toute sérénité.
Pour ceux qui veulent s’initier à l’aventure, tout en douceur
> Dénivelée
400-600 m par jour.
> Durée
Environ 4 h de marche par jour.
> Pour qui ?
Ceux qui pratiquent une activité physique régulière et souhaitent découvrir des paysages variés, sans se presser.
> Ce que vous vivez
Une découverte active de la nature, avec un peu plus de rythme, parfaite pour explorer à votre propre cadence.
Pour les amoureux de la nature, en quête d’une expérience complète.
> Dénivelée
500-1000 m par jour.
> Durée
Environ 5 h de marche par jour.
> Pour qui ?
Ceux qui pratiquent une activité régulière et recherchent un équilibre entre effort modéré et exploration.
> Ce que vous vivez
Une immersion riche et variée, avec des itinéraires qui marient effort, technicité légère et moments de contemplation.
Pour les explorateur aguerris, en quête de défi.
> Dénivelée
1000 m par jour et plus
> Durée
6-7 h de marche par jour.
> Pour qui ?
Ceux qui ont une excellente condition physique et une habitude des efforts prolongés.
> Ce que vous vivez
Une aventure intense et authentique, idéale pour repousser vos limites tout en profitant de paysages grandioses.
sur les nouveaux séjours "Slow Rando" jusqu'au 30 avril 2025.
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